Une image du 6 avril 2016





Puisque notre image de la journée a due être enlevée pour des droits d’auteur, en voici une nouvelle exprès pour vous 🙂
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L’histoire de la bicyclette (texte par wikipedia)

L’histoire de la bicyclette pourrait remonter à 1493 : dans le « Codex Atlanticus », on trouve en effet une esquisse d’un élève de Léonard de Vinci, décrivant un dispositif ressemblant fortement à l’objet actuel : soit un modèle en bois, avec deux roues de taille identiques, un pédalier et une chaine reliant la roue arrière. Mais on ne trouve aucune trace de la réalisation d’un quelconque prototype. Ce dessin reste sujet à controverses et serait plus vraisemblablement un canular.

En 1817, le baron allemand Karl Drais von Sauerbronn invente sa Laufmaschine ou « machine à courir » qui est présentée à Paris la même année (Brevet d’importation français déposé par Louis-Joseph Dineur au nom du Baron Drais le  : sous l’appellation d’une « Machine dite vélocipède. »). La draisienne (version 1817) possède deux roues alignées, reliées à un cadre en bois par des fourches, la roue avant pouvant pivoter latéralement, et elle est équipée d’un rudimentaire frein à sabot sur la roue arrière. Cet engin connait un certain succès, en particulier au Royaume-Uniet aux États-Unis. La draisienne et les engins dérivés connaissent diverses appellations comme hobby horse, dandy horse, biciped ou trottinette. Ils tiennent d’ailleurs beaucoup de cette dernière, dans la mesure où l’appui au sol est nécessaire pour se déplacer.

Si la draisienne fait partie de la préhistoire de la bicyclette, la véritable histoire commence en France avec les vélocipèdes à pédale pendant les années 1860. C’est en 1867 que sont commercialisés les premiers vélocipèdes à pédales de la « Maison Michaux » , avec un vrai succès populaire au rendez-vous. Les modèles sont construits par Pierre Michaux, serrurier parisien en voiture à façon, qui revendique avoir inventé le système en 1855. La date précise de l’invention et l’identité de l’inventeur sont toutefois très discutées.

Pierre Michaux ne dépose qu’en 1868 un brevet pour son invention, qu’il appelle « pédivelle », auquel il ajoute également un frein. À partir de l’automne 1867, le vélocipède de Michaux a énormément de succès en France, et les premières courses de vélocipèdes, les clubs, les journaux apparaissent.

Pierre Lallement émigre en 1865 aux États-Unis sans avoir pu trouver de soutien financier à Paris pour sa machine, et obtient le premier brevet sur le vélocipède à pédale en novembre 1866. Toutefois, il ne réussit pas non plus à trouver d’investisseurs et retourne en France en 1868. C’est pourtant cette même année que le succès se produit également aux États-Unis, à la suite du succès parisien. Quelques-uns surnommèrent la machine boneshaker (« secoueuse d’os »), en raison de la conception des roues, en bois cerclées de fer. Les premières garnitures de roues en caoutchouc dur apparaissent en 1869 et améliorent sensiblement le confort de l’engi4.

Après la guerre de 1870, le perfectionnement des vélocipèdes se poursuit surtout en Angleterre. La roue avant se fait plus grande tandis que la roue arrière diminue de taille. Le premier grand-bi, appelé Ordinary apparait en 1872. Ce genre de bicyclette connait un succès foudroyant auprès de la bourgeoisie qui seule avait les moyens de se l’offrir. En Angleterre, il est surnommé Penny Farthing (d’après la taille respective de ces deux pièces de monnaie, par analogie avec les roues). En France, il est utilisé de manière ostentatoire par les bourgeois (exemple : culture du plaisir et de l’élégance dans le bois de Boulogne).

 

En 1884, John K. Starley de la société The Coventry Sewing Machine Company (« société des machines à coudre de Coventry »), qui deviendra Rover, invente la « bicyclette de sécurité » avec des roues de taille raisonnable et une transmission par chaîne. Le cycliste y est installé à l’arrière, ce qui rend presque impossible la chute de type « soleil » où le cycliste est catapulté par-dessus la roue avant.

Un engrenage plus grand à l’avant (le plateau) qu’à l’arrière (le pignon) fait tourner la roue arrière plus vite que les pédales ne tournent, ce qui permet à ce type d’engin d’aller vite même sans une roue géante.

John Boyd Dunlop invente le pneumatique en 1888 qui contribue à améliorer encore le confort du cycliste. Édouard Michelin perfectionne cette invention en déposant en 1891 un brevet de «pneu démontable» : la chambre à air.

Les bicyclettes de sécurité de 1890 ressemblent déjà beaucoup aux bicyclettes actuelles. Elles ont des pneumatiques de taille comparable à celle d’un vélo moderne, des roues à rayons, un cadre en tubes d’acier et une transmission par chaîne. La seule chose qui leur manque est le changement de vitesses.

Dans les années 1890 ce nouveau modèle de bicyclette élargit la cible des utilisateurs potentiels. De plus, en lien avec la seconde révolution industrielle, les bicyclettes deviennent un produit industriel (en France les grandes marques sont alors Peugeot,Manufrance, Mercier…) réduisant leur prix à un point qui les rend abordables aux ouvriers. Cela conduit à une « folie de la bicyclette », qui est à l’origine d’une évolution sociale importante (passage du vélo loisir au vélo utilitaire).

Dès cette période, la bicyclette s’impose comme un moyen de découvrir le monde. Alors que se développe la mode des tours du monde, le premier tour en vélo se déroule entre 1891 et 1894. La première femme à avoir réalisé cet exploit en solitaire est Annie Cohen Kopchovsky, dite Annie Londonderry, sur un modèle masculin de bicyclette, de marque Sterling, en quinze mois.

À ce sujet, le développement de la bicyclette a permis le progrès de l’émancipation des femmes, même si l’accès au vélo pour ces dernières a été semé d’embûches. La féministe Susan B. Anthony a même déclaré en 1896 que l’engin avait accompli davantage pour cette libération que quoi que ce soit d’autre au monde19. Mais même après le tour du monde en vélo d’Annie Londonderry en 1895, certains médecins et moralistes persistent à affirmer que la bicyclette présenterait une menace pour la santé physique et mentale des femmes. De plus, elle encouragerait au dévergondage et à l’exhibitionnisme. On pensait par exemple que chevaucher une selle et se mettre en mouvement dans cette position pouvait conduire les femmes à développer des pratiques masturbatoires, absolument immorales à l’époque. Outre cela, les vêtements féminins du XIXe siècle, qui visaient à dissimuler le plus possible le corps, n’étaient absolument pas adaptés à la pratique sportive. De plus, le port du pantalon était illégal pour les femmes. Les femmes se battent alors pour porter le bloomers, une sorte de short féminin, afin de pouvoir pratiquer la bicyclette. Toutefois, les choses avancent plus vite en France puisque dès 1868, certaines compétitions ont été ouvertes aux femmes. D’ailleurs, de manière prémonitoire, Jacques Mauprat déclare dans «Le Progrès » du 21 avril 1895 : « Oui, la faible femme a fait ses preuves sur la bicyclette. Elle est arrivée à des performances très satisfaisantes ; et cela non seulement sans préjudice pour sa santé[…]. Cette introduction de la femme dans le monde du sport est une révélation pour elle et sera presque la source d’une révolution dans les mœurs de la société, en commençant par le costume et en finissant par la régénération de bien des qualités perdues par l’inactivité musculaire. »

En 1903 naît le Tour de France. Le premier gagnant de cette grande épreuve est Maurice Garin.

Après la Première Guerre mondiale, le terme vélo devient le mot populaire pour décrire la bicyclette utilisée par les ouvriers, paysans et enfants).

Les systèmes à plusieurs vitesses commencent à être utilisés dans les compétitions de vélo dans les années 1930.

Le vélocar apparaît dans les années 1930, vélo couché et ancêtre de la vélomobile.

Pendant l’Occupation en France, les voitures sont restreintes à l’usage des médecins, de la police ou de la milice, la bicyclette devenant la reine des transports (ravitaillement et marché noir, trajets pour le travail ou aller voir des proches, développement de vélo taxis dans les grandes villes), succès des compétitions de cyclisme.

Les dérailleurs se développent durant les années 1950.

Enfin, les vélomobiles renaissent à la fin des années 1980.

Depuis le début des années 1990, dans plusieurs pays, des manifestations spontanées rassemblent, une fois par mois dans plusieurs centaines de villes, des défenseurs et promoteurs de l’usage du vélo en ville. Ce sont les critical mass ou vélorutionen France.

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Sport difficulté 3/5

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